Prochain thème

 samedi 25 juin de 15 h à 19 h dimanche 26 juin de 15 h à 19 h

Philosophie à vif Une proposition de Dany-Robert Dufour à l’invitation de Philippe Adrien Convivialisme now ou apocalypse tomorrow Tables rondes, lectures, débats Entrée libre - réservation indispensable Samedi 25 juin de 15 h à 19 h Pourquoi le convivialisme à La Tempête ? Et comment ? Dany-Robert Dufour et Jean-Pierre Dumas Le Colloque de la dernière chance, conte d'Alain Caillé - lecture Une politique de civilisation : du Conseil national de la Résistance, de l’esprit de Philadelphie (1944) au convivialisme Edgar Morin (sous réserve), Claude Alphandéry et Alain Supiot Progrès et production de Simone Weil - lecture Quelle philosophie politique aujourd’hui ? Chantal Mouffe, Alain Caillé, Dany-Robert Dufour, Patrick Viveret L'Opéra de quat'sous de Brecht - finale chanté Malaise dans la culture de Freud - lecture Au-delà du néo-management. Vers des modes de gestion convivialistes ? Jean-Edouard Grésy, Jacques Lecomte, Blanche Segrestin Les Lois de Platon - lecture Au fil des interventions, discussion avec le public. avec l’aimable participation des comédiens : Roxane Borgna, Jean-Claude Fall, Bernadette Le Saché, Côme Lesage. Dimanche 26 juin de 15 h à 19 h Signes annonciateurs d’apocalypse Michel Adam, Pablo Servigne, Fabrice Flipo, Denis Duclos, Marilia Amorim L'Obsolescence de l'homme de Günther Anders Malaise dans la culture de Freud - lecture Quelle autre école ? François Flahault, association Printemps de l’éducation, Pascale Haag, Jean-Pierre Terrail Les Petits citrons de Brecht - chanson Quelle autre économie ? Claude Alphandéry, Marc Humbert, Christophe Fourel, Bernard Perret Manuscrits de 1844 de Marx - lecture Vers une société civique convivialiste ? Benjamin Ball, Gus Massiah, Patrick Viveret, Jean-Pierre Worms et des représentants de la société civique Liquidation d’Imre Kertész - lecture Modérateurs : Vincent de Gaulejac, Roger Sue Discussion générale et conclusion. avec l’aimable participation des comédiens : Christelle Billault, Roxane Borgna, Jean-Claude Fall, François Siener. Edgar Morin En deçà et au-delà du politique Éléments d’une politique convivialiste, postface «La politique des partis est aveugle. La conscience des intellectuels est ailleurs. L'intense activité infrapolitique et suprapolitique qui se manifeste de plus en plus devrait susciter une grande confédération de tous les efforts créatifs d'un autre futur, associatifs ou individuels, et qui aurait pour orientation commune la convivialité, la solidarité, l'épanouissement personnel dans la communauté, et, par là, la création d'une force historique qui pourrait progressivement refouler l'hégémonie du profit, de l'intérêt, du calcul, de l'anonymat, en transformant l'agriculture, la consommation, le mode de vie, le vivre lui-même. Au cours de ce processus, se ferait la prise de conscience que la plénitude s'obtient, non par la possession, mais par l'amour et l'amitié. Si, effectivement, l'ensemble des aspirations à une autre civilisation fondée sur le bien vivre se concrétise en force historique, alors celle-ci pourrait élaborer une pensée qui montrerait une Voie nouvelle, et cette pensée pourrait influencer le monde politique en attendant qu'elle élabore des formes politiques nouvelles qui rendraient obsolète le type de parti politique que nous connaissons.» Abrégé du Manifeste Convivialiste Déclaration d’interdépendance Jamais l’humanité n’a disposé d’autant de ressources matérielles et de compétences techniques et scientifiques. Prise dans sa globalité, elle est riche et puissante comme personne dans les siècles passés n’aurait pu l’imaginer. Rien ne prouve qu’elle en soit plus heureuse. Mais nul ne désire revenir en arrière, car chacun sent bien que de plus en plus de potentialités nouvelles d’accomplissement personnel et collectif s’ouvrent chaque jour. Pourtant, à l’inverse, personne non plus ne peut croire que cette accumulation de puissance puisse se poursuivre indéfiniment, telle quelle, dans une logique de progrès technique inchangée, sans se retourner contre elle-même et sans menacer la survie physique et morale de l’humanité. Les premières menaces qui nous assaillent sont d’ordre matériel, technique, écologique et économique. Des menaces entropiques. Mais nous sommes beaucoup plus impuissants à ne serait-ce qu’imaginer des réponses au second type de menaces. Aux menaces d’ordre moral et politique. À ces menaces qu’on pourrait qualifier d’anthropiques. Le problème premier Le constat est donc là : l’humanité a su accomplir des progrès techniques et scientifiques foudroyants, mais elle reste toujours aussi impuissante à résoudre son problème essentiel : comment gérer la rivalité et la violence entre les êtres humains ? Comment les inciter à coopérer tout en leur permettant de s’opposer sans se massacrer ? Comment faire obstacle à l’accumulation de la puissance, désormais illimitée et potentiellement auto-destructrice, sur les hommes et sur la nature ? Si elle ne sait pas répondre rapidement à cette question, l’humanité disparaîtra. Alors que toutes les conditions matérielles sont réunies pour qu’elle prospère, pour autant qu’on prenne définitivement conscience de leur finitude. Nous disposons de multiples éléments de réponse  : ceux qu’ont apportés au fil des siècles les religions, les morales, les doctrines politiques, la philosophie et les sciences humaines et sociales. Et les initiatives qui vont dans le sens d’une alternative à l’organisation actuelle du monde sont innombrables, portées par des dizaines de milliers d’organisations ou d’associations, et par des dizaines ou des centaines de millions de personnes. Elles se présentent sous des noms, sous des formes ou à des échelles infiniment variées : la défense des droits de l’homme, du citoyen, du travailleur, du chômeur, de la femme ou des enfants ; l’économie sociale et solidaire avec toutes ses composantes : les coopératives de production ou de consommation, le mutualisme, le commerce équitable, les monnaies parallèles ou complémentaires, les système d’échange local, les multiples associations d’entraide ; l’économie de la contribution numérique (cf. Linux, Wikipedia etc.) ; la décroissance et le postdéveloppement ; les mouvements slow food, slow town, slow science ; la revendication du buen vivir, l’affirmation des droits de la nature et l’éloge de la Pachamama ; l’altermondialisme, l’écologie politique et la démocratie radicale, les indignados, Occupy Wall Street ; la recherche d’indicateurs de richesse alternatifs, les mouvements de la transformation personnelle, de la sobriété volontaire, de l’abondance frugale, du dialogue des civilisations, les théories du care, les nouvelles pensées des communs, etc. Pour que ces initiatives si riches puissent contrecarrer avec suffisamment de puissance les dynamiques mortifères de notre temps et qu'elles ne soient pas cantonnées dans un rôle de simple contestation ou de palliation, il est décisif de regrouper leurs forces et leurs énergies, d'où l'importance de souligner et de nommer ce qu'elles ont en commun. Du convivialisme Ce qu’elles ont en commun, c’est la recherche d’un convivialisme, d’un art de vivre ensemble (con-vivere) qui permette aux humains de prendre soin les uns des autres et de la Nature, sans dénier la légitimité du conflit mais en en faisant un facteur de dynamisme et de créativité. Un moyen de conjurer la violence et les pulsions de mort. Pour le trouver nous avons besoin désormais, de toute urgence, d’un fond doctrinal minimal partageable qui permette de répondre simultanément, en les posant à l’échelle de la planète, au moins aux quatre (plus une) questions de base : • La question morale : qu’est-il permis aux individus d’espérer et que doivent-ils s’interdire ? • La question politique : quelles sont les communautés politiques légitimes ? • La question écologique : que nous est-il permis de prendre à la nature et que devons-nous lui rendre ? • La question économique : quelle quantité de richesse matérielle nous est-il permis de produire, et comment, pour rester en accord avec les réponses données aux questions morale, politique et écologique ? • Libre à chacun d’ajouter à ces quatre questions, ou pas, celle du rapport à la surnature ou à l’invisible : la question religieuse ou spirituelle. • Ou encore : la question du sens. Considérations générales : Le seul ordre social légitime universalisable est celui qui s’inspire d’un principe de commune humanité, de commune socialité, d’individuation, et d’opposition maîtrisée et créatrice. • Principe de commune humanité : par delà les diffé- rences de couleur de peau, de nationalité, de langue, de culture, de religion ou de richesse, de sexe ou d’orientation sexuelle, il n’y a qu’une seule humanité, qui doit être respectée en la personne de chacun de ses membres. • Principe de commune socialité : les êtres humains sont des êtres sociaux pour qui la plus grande richesse est la richesse de leurs rapports sociaux. • Principe d’individuation : dans le respect de ces deux premiers principes, la politique légitime est celle qui permet à chacun d’affirmer au mieux son individualité singulière en devenir, en développant sa puissance d’être et d’agir sans nuire à celle des autres. • Principe d’opposition maîtrisée et créatrice : parce que chacun a vocation à manifester son individualité singulière il est naturel que les humains puissent s’opposer. Mais il ne leur est légitime de le faire qu’aussi longtemps que cela ne met pas en danger le cadre de commune socialité qui rend cette rivalité féconde et non destructrice. De ces principes généraux découlent des : Considérations morales Ce qu’il est permis à chaque individu d’espérer c’est de se voir reconnaître une égale dignité avec tous les autres êtres humains, d’accéder aux conditions matérielles suffisantes pour mener à bien sa conception de la vie bonne, dans le respect des conceptions des autres. Ce qui lui est interdit, c’est de basculer dans la démesure (l’hubris des Grecs), i.e. de violer le principe de commune humanité et de mettre en danger la commune socialité. Concrètement, le devoir de chacun est de lutter contre la corruption. Considérations politiques Dans la perspective convivialiste, un État ou un gouvernement, ou une institution politique nouvelle, ne peuvent être tenus pour légitimes que si : • Ils respectent les quatre principes, de commune humanité, de commune socialité, d’individuation et d’opposition maîtrisée, et que s’ils facilitent la mise en œuvre des considérations morales, écologiques et économiques qui en découlent. Plus spécifiquement, les États légitimes garantissent à tous leurs citoyens les plus pauvres un minimum de ressources, un revenu de base, quelle que soit sa forme, qui les tienne à l’abri de l’abjection de la misère, et interdisent progressivement aux plus riches, via l’instauration d’un revenu maximum, de basculer dans l’abjection de l’extrême richesse en dépassant un niveau qui rendrait inopérants les principes de commune humanité et de commune socialité. Considérations écologiques L’Homme ne peut plus se considérer comme possesseur et maître de la Nature. Posant que loin de s’y opposer il en fait partie, il doit retrouver avec elle, au moins métaphoriquement, une relation de don / contre-don. Pour laisser aux générations futures un patrimoine naturel préservé, il doit donc rendre à la Nature autant ou plus qu’il ne lui prend ou en reçoit. Considérations économiques Il n’y a pas de corrélation avérée entre richesse monétaire ou matérielle, d’une part, et bonheur ou bien-être, de l’autre. L’état écologique de la planète rend nécessaire de rechercher toutes les formes possibles d’une prospérité sans croissance. Il est nécessaire pour cela, dans une visée d’économie plurielle, d’instaurer un équilibre entre Marché, économie publique et économie de type associatif (sociale et solidaire), selon que les biens ou les services à produire sont individuels, collectifs ou communs. Que faire ? Il ne faut pas se dissimuler qu’il faudra pour réussir affronter des puissances énormes et redoutables, tant financières que matérielles, techniques, scientifiques ou intellectuelles autant que militaires ou criminelles. Contre ces puissances colossales et souvent invisibles ou illocalisables, les trois armes principales seront : • L’indignation ressentie face à la démesure et à la corruption, et la honte qu’il est nécessaire de faire ressentir à ceux qui directement ou indirectement, activement ou passivement, violent les principes de commune humanité et de commune socialité. - Le sentiment d’appartenir à une communauté humaine mondiale. - Bien au-delà des « choix rationnels » des uns et des autres, la mobilisation des affects et des passions. Rupture et transition Toute politique convivialiste concrète et appliquée devra nécessairement prendre en compte : • l’impératif de la justice et de la commune socialité, qui implique la résorption des inégalités vertigineuses qui ont explosé partout dans le monde entre les plus riches et le reste de la population depuis les années 1970. • Le souci de donner vie aux territoires et aux localités, et donc de reterritorialiser et de relocaliser ce que la mondialisation a trop externalisé. • L’absolue nécessité de préserver l’environnement et les ressources naturelles. • L’obligation impérieuse de faire disparaître le chô- mage et d’offrir à chacun une fonction et un rôle reconnus dans des activités utiles à la société. La traduction du convivialisme en réponses concrètes doit articuler, en situation, les réponses à l’urgence d’améliorer les conditions de vie des couches populaires, et celle de bâtir une alternative au mode d’existence actuel, si lourd de menaces multiples. Une alternative qui cessera de vouloir faire croire que la croissance économique à l’infini pourrait être encore la réponse à tous nos maux. www.lesconvivialistes.org Cosignataires : Claude Alphandéry, Geneviève Ancel, Ana Maria Araujo (Uruguay), Claudine Attias-Donfut, Geneviève Azam, Akram Belkaïd (Algérie),Yann-Moulier-Boutang, Fabienne Brugère, Alain Caillé, Barbara Cassin, Philippe Chanial, Hervé Chaygneaud-Dupuy, Eve Chiapello, Denis Clerc, Ana M. Correa (Argentine), Thomas Coutrot, Jean-Pierre Dupuy, François Flahault, Francesco Fistetti (Italie), Anne-Marie Fixot, JeanBaptiste de Foucauld, Christophe Fourel, François Fourquet, Philippe Frémeaux, Jean Gadrey,Vincent de Gaulejac, François Gauthier (Suisse),Sylvie Gendreau (Canada), Susan George (États-Unis), Christiane Girard (Brésil), François Gollain (Royaulme Uni), Roland Gori, Jean-Claude Guillebaud, Paulo Henrique Martins (Brésil), Dick Howard (États-Unis), Marc Humbert, Éva Illouz (Israël), Ahmet Insel (Turquie), Geneviève Jacques, Florence Jany-Catrice, Hervé Kempf, Zhe Ji (Chine), Elena Lasida, Serge Latouche, JeanLouis Laville, Camille Laurens, Jacques Lecomte, Didier Livio, Gus Massiah, Dominique Méda, Margie Mendell (Canada), Pierre-Olivier Monteil, Jacqueline Morand, Edgar Morin, Chantal Mouffe (Royaume Uni), Yann Moulier-Boutang, Osamu Nishitani ( Japon), Alfredo Pena-Vega, Bernard Perret, Elena Pulcini (Italie), Ilana Silber (Israël), Roger Sue, Elvia Taracena (Mexique), Frédéric Vandenberghe (Brésil), Patrick Viveret. Les invités Samedi 25 juin / 15h – 19h Dany-Robert Dufour - philosophe, ancien professeur de philosophie des Universités ; a été directeur de programme au Collège international de philosophie. Auteur notamment de Pléonexie et Le Délire occidental et ses effets actuels dans la vie quotidienne : Travail, loisir, amour. Alain Caillé - sociologue. Fondateur du MAUSS (Mouvement Anti-Utilitariste en Sciences Sociales). Initiateur du mouvement Convivialiste et auteur notamment de Anthropologie du don : le tiers paradigme et Sortir du capitalisme : le scénario Gorz. Edgar Morin - anthropo-sociologue, philosophe. Né en 1921. Ancien résistant. Directeur de recherches au CNRS. Théoricien de la connaissance, il crée l'Association pour la Pensée Complexe. Auteur notamment de La Méthode et Pour une politique de civilisation. Claude Alphandéry - banquier, économiste. Ancien résistant. Préside le Labo de l'ESS (Économie Sociale et Solidaire). Auteur de Insertion sociale et économie et préface Économie fraternelle et finance éthique : l'expérience de la NEF. Alain Supiot - juriste. Spécialiste du droit du travail, de la sécurité sociale et de théorie du droit. Professeur au Collège de France. Auteur notamment de L'esprit de Philadelphie : la justice sociale face au marché total ; Grandeur et misère de l’État social et La Solidarité, enquête sur un principe juridique. Chantal Mouffe - philosophe politique. Professeur à l'université de Westminster, à Londres. Postmarxiste, elle est connue pour l'essai Hégémonie et stratégie socialiste, écrit avec Ernesto Laclau. Sa réflexion s'articule autour de l'idée de démocratie radicale. Auteur de Le Paradoxe démocratique et L'illusion du consensus. Jean-Edouard Grésy - docteur en droit et anthropologue. Président du cabinet Alternego, spécialisé en négociation et gestion de conflits. Auteur de Gérer les risques psychosociaux et avec Alain Caillé de La Révolution du don ; le management repensé à la lumière de l'anthropologie. Jacques Lecomte - psychologue, enseignant. Président de l’Association française de psychologie positive. Il a notamment écrit La Bonté humaine : altruisme, empathie, générosité et Les Entreprises humanistes. Blanche Segrestin - ingénieure. Professeur de gestion à l’École des Mines de Paris. Spécialiste de gouvernance d’entreprise. Coauteur de Refaire société (collectif), et avec Armand Hatchuel de Refonder l’entreprise. Dimanche 26 juin / 15h – 19h Michel Adam - ingénieur et sociologue. Créateur d'entreprises coopératives et associatives, co-fondateur des Boutiques de gestion et du réseau IRIS des SIAE de Poitou-Charentes. Auteur de Réinventer l'entrepreneuriat : pour soi, pour nous, pour eux. Pablo Servigne - ingénieur agronome. Auteur de Comment tout peut s'effondrer avec Raphaël Stevens. Ils ont créé le concept de collapsologie, étude sur l’effondrement de la civilisation industrielle et sur ce qui pourrait lui succéder. Fabrice Flipo - philosophe. Maître de conférences à TEM (Institut Mines-Télécom). Ses travaux portent sur les théories et l’histoire du développement durable. Auteur de La Décroissance ; Nature et politique : contribution à une anthropologie de la modernité et de la globalisation et de Les Enjeux d’une philosophie politique écologiste. Denis Duclos - sociologue et anthropologue. Chercheur au CNRS de Toulouse, dans le Laboratoire interdisciplinaire Solidarité, Sociétés, Territoires (LISST). Il travaille sur les peurs sociétales. Auteur notamment de La Pluralité comme solution à la mondialité et de Culture humaine et société-monde. Marilia Amorim - psychologue. A travaillé dans des institutions de quartiers défavorisés à Rio. Maître de Conférences en Sciences de l'éducation à Paris VIII, au sein de Paideia. Auteur de Petit traité de la bêtise contemporaine. François Flahault - philosophe et anthropologue. Directeur de recherches au CNRS. Élabore une anthropologie générale en partant de présupposés de la pensée occidentale concernant l'homme et la société. Auteur notamment de Le Crépuscule de Prométhée : contribution à l'histoire de la démesure humaine et Où est passé le bien commun ? Pascale Haag - philosophe. Maître de conférences à l'EHESS - École des hautes études en sciences sociales. Ses recherches portent notamment sur la psychologie de la santé et sur la psychologie positive ainsi que sur les pratiques et les représentations sociales de l’hypnose… Jean-Pierre Terrail - sociologue. Chercheur au laboratoire Printemps (Professions - Institutions - Temporalités), Université de Versailles-St Quentin en Yvelines. Étudie les problèmes que pose l'éducation (discriminations, inégalités...). Marc Humbert - économiste. Professeur d'économie politique à l’Université Rennes 1 et membre du MAUSS (Mouvement Anti-Utilitariste en Sciences Sociales). Co-fondateur de l'ONG PEKEA (Pour un savoir politique et éthique sur les activités économiques). Auteur avec Alain Caillé de La Démocratie au péril de l’économie. Christophe Fourel - économiste.Travaille actuellement à la Direction Générale de la Cohésion Sociale. Auteur de André Gorz, un penseur pour le XXIe siècle et avec Alain Caillé de Sortir du capitalisme : le scénario Gorz. Bernard Perret - ingénieur et socio-économiste. Haut fonctionnaire. Travaille à l'INSEE, puis au Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie. Auteur de Pour une raison écologique. Benjamin Ball - Travaille pour l’association La Boîte militante et ouvre une plateforme de pétitions wesignit. Gus Massiah - Ingénieur et économiste. Personnalité du mouvement altermondialiste. Membre de AttacFrance et du Conseil international du Forum social mondial. Contribue à l’ouvrage Le développement a-til un avenir ? Pour une société économe et solidaire.