Cynthia FLEURY

Philosophe, chercheure et enseignante universitaire

Elle enseigne à l'American University of Paris ainsi qu’a l’Institut d’Études Politiques de Paris (« Principes, les Pratiques et les Pathologies des démocraties adultes »).  Dans le cadre du CNRS, ses travaux portent sur l'impact des nouvelles technologies de l'information et de la communication sur la définition des enjeux et des dispositifs démocratiques.
Elle est Conseiller scientifique du programme « Cap sur la diversité », « programme départemental de communication, de formation et de réflexion pour une politique active d'intégration et pour l'égalité ».
 
Elle a publié plusieurs livres dont Dialoguer avec l'orient , (2004, PUF), Les pathologies de la démocratie (Fayard, 2005) et Imagination, imaginaire, imaginal (PUF, 2006). Son dernier livre paru aux éditions FAYARD s’appelle LA FIN DU COURAGE.

CYNTHIA FLEURY: LA FIN DU COURAGE, éditions FAYARD, mai 2010
Vendredi 3 Septembre 2010 à la Mairie du 2è arrondissement

Chaque époque affronte, à un moment de son histoire, son seuil mélancolique. De même, chaque individu connaît cette phase d épuisement et d érosion de soi. Cette épreuve est celle de la fin du courage. Comment convertir le découragement en reconquête de l avenir ?
Notre époque est celle de l instrumentalisation et de la disparition du courage. Mais ni les démocraties ni les individus ne peuvent en rester à ce constat d impuissance. Nul ne résiste à cet avilissement moral et politique.
Il s agit de surmonter ce désarroi et de retrouver le ressort du courage, pour soi, pour nos dirigeants si souvent contre-exemplaires, pour nos sociétés livrées à une impitoyable guerre économique. Le plus sûr moyen de s opposer à l entropie démocratique reste l éthique du courage et sa refondation comme vertu démocratique.
Dans cet essai enlevé, Cynthia Fleury rappelle qu il n y a pas de courage politique sans courage moral et montre avec brio comment la philosophie permet de fonder une théorie du courage qui articule l individuel et le collectif. Car si l homme courageux est toujours solitaire, l éthique collective du courage est seule durable.