Elections Américaines

Samedi 1er octobre 2016, 10H30
à la médiathèque Anne Fontaine, Antony *

Nouveau cycle: LE MONDE EN QUESTION
organisé et animé par RENCONTRES ET DÉBATS AUTREMENT


THÈME: ENJEUX DES PRÉSIDENTIELLES AMÉRICAINES
QUI GAGNERA: LA FEMME POLITIQUE OU LE MILLIARDAIRE ?

INVITÉ : Jean-Eric BRANAA, spécialiste de la politique américaine, maître de conférences à l’université Assas-Paris II, auteur de « Qui veut la peau du Parti républicain ?... l'incroyable Donald Trump ! » (éditions de Passy, 2016) et de « Hillary: une présidente des Etats-Unis? » (Eyrolles, 2015). En observateur perspicace qui navigue entre les Etats-Unis et la France, il vient aussi de publier un roman traitant à la fois des élections américaines et de l’élection présidentielle française : «American Touch (Parlez-moi de vous), (éditions de Passy, sept. 2016)

Que faut-il penser d’une société où un milliardaire, roi de l’immobilier et de la télé réalité, a toutes les chances de gagner la course à la maison blanche – et ce contre une femme politique chevronnée comme Hillary Clinton, ancienne sénatrice et secrétaire d’état sous Barak Obama,  et qui a fait ses armes dans le gouvernement de Bill Clinton, son mari.
Comment un personnage aussi grossier et sans culture politique comme Donald Trump peut-il incarner le « rêve américain », à moins que ce soit celui que tout un chacun peut devenir riche ? Suffit-il de promettre : « Si moi je suis devenu milliardaire, vous aussi vous en êtes capable » ? Pour Donald Trump la scène politique ressemble à un plateau de télévision qu’il a en effet pratiqué avec succès pendant quatre ans après une faillite plus grave que les autres.
Le fait est que ses meetings politiques font exploser les salles et attirent des foules justement parmi les Républicains (le parti qu’il représente) les moins riches, les moins éduqués et qui ne se sont jamais rendus aux urnes. Plus il insulte les élites politiques et les immigrés, en particulier les Mexicains - tous “voleurs et violeurs” - plus le public l’acclame. Jouer avec les frustrations d’une classe défavorisée en temps de crise fait recette, bien sûr. Mais que dit ce phénomène de populisme décomplexé de la société américaine ? Pourrait-il se produire en Europe ?

* à 1mn. de la gare d’Antony, RER ligne B, rue Maurice Labrousse (parcours fléché)