Le développement durable

Samedi 6 avril à 10H15
Café Société
* à la médiathèque Anne Fontaine à Antony 
Thème: Le Développement Durable - ça commence à bien faire!
   
Invité: Michel PUECH, philosophe, enseignant à la Sorbonne et à Sciences-Po, auteur de "Le Développement Durable - un avenir à faire soi-même" paru aux éditions Le Pommier en 2010.

Mais il a aussi écrit des livres philosophiques comme « Kant et la causalité ». Il a contribué à mettre la philosophie à la portée de tous avec « La philosophie en clair. 10 classiques sérieusement dépoussiérés». Puis il passe au décryptage philosophique des nouvelles technologies avec « Homo sapiens technologicus ».

Aujourd’hui il se propose de faire un point sur le développement durable dont les promesses sont loin d’être tenues et dont les mesures s’arrêtent souvent au  « GREENWASHING », à savoir des actions qui n’ont de vert que le nom et donnent une bonne image à l’entreprise qui les déploie .

Comme il sait que le développement durable est une affaire transdisciplinaire qui concerne la planète entière il s’inspire des penseurs du monde entier, à commencer par le prix Nobel de l’économie, Joseph STIGLITZ, qui a donné son nom à la commission STIGLITZ appelée à mettre en place d’autres indicateurs que le PIB, des indicateurs de bien-être, voire de bonheur.

Ou encore de Jeremy RIFKIN, auteur de La Troisième Révolution industrielle qui mise sur la fusion de la technologie d'Internet et des énergies renouvelables. Il se base aussi sur les écrits de Stephen GARDINER qui, lui, plaide pour une révolution morale pour enfin endiguer les conséquences du changement climatique.

Et enfin il pense avec Manuel CASTELLS au pouvoir qui émerge des grassroots, des citoyens ou des « indignadas »  (pour mettre l’accent sur les valeurs féminines) dont la pression par le bas va enfin contraindre les politiques à agir dans le bon sens.

Questions : Comment prendre en compte un développement DURABLE quand on a comme seul  horizon le prochain rendez-vous électoral ?

Comment les citoyens peuvent-ils faire pression sur les politiques, sortir de l’impuissance d’agir et de l’inertie ?

A Perfect Moral Storm: The Ethical Tragedy of Climate Change (Environmental Ethics and Science Policy) [Hardcover]

Stephen M. Gardiner


May 4, 2011 : Climate change is arguably the great problem confronting humanity, but we have done little to head off this looming catastrophe. In The Perfect Moral Storm, philosopher Stephen Gardiner illuminates our dangerous inaction by placing the environmental crisis in an entirely new light, considering it as an ethical failure. Gardiner clarifies the moral situation, identifying the temptations (or "storms") that make us vulnerable to a certain kind of corruption. First, the world's most affluent nations are tempted to pass on the cost of climate change to the poorer and weaker citizens of the world. Second, the present generation is tempted to pass the problem on to future generations. Third, our poor grasp of science, international justice, and the human relationship to nature helps to facilitate inaction. As a result, we are engaging in willful self-deception when the lives of future generations, the world's poor, and even the basic fabric of life on the planet is at stake. We should wake up to this profound ethical failure, Gardiner concludes, and demand more of our institutions, our leaders and ourselves.

Joseph STIGLITZ, prix Nobel d’économie en 2001  Prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, Professeur à Columbia, ex directeur de la Banque mondiale et conseiller de Clinton, est sans conteste l'économiste le plus respecté et le plus lu au monde. L'un des rares à avoir, depuis une dizaine d'années, tiré la sonnette d'alarme sur les dérives de la financiarisation de l'économie et les dangers de ce qu'il a appelé le fondamentalisme du marché. Auteur de best-seller dont le dernier : Le Triomphe de la cupidité s'est vendu à 50 000 ex en grand format : « Il est urgent aujourd'hui de repenser le monde, de réformer une science économique qui s'est fourvoyée, entraînant dans son sillage l'accroissement des inégalités, la montée de la pauvreté ou l'aggravation de la crise environnementale. »

«Déterminer les limites du PIB» comme mesure du bien-être. Tel était l’objectif de la commission Stiglitz. Dans ses conclusions, elle remettait en question l’idée que la richesse d’un pays s’évalue uniquement en fonction de sa production. Quatre ans plus tard, le PIB demeure l’indicateur économique prédominant, conforté par la crise. Mais les chiffres de la croissance ne reflètent pas la précarité relative à la situation économique actuelle.La commission voit le jour en juin 2008 à ’initiative du président Nicolas Sarkozy. Outre le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, elle rassemble d’autres noms prestigieux comme l’économiste Amartya Sen, Nobel lui aussi, ou le Français Jean-Paul Fitoussi. Le rapport final préconise d’accorder plus d’importance à la qualité de la vie et au développement durable, notamment au niveau de la recherche et des instituts statistiques. Le but ? Mieux orienter les décideurs politiques.

«La principale avancée est d’avoir rendu légitimes les critiques faites au PIB comme unique moyen d’évaluer le bien-être», estime Georges Menahem, directeur de recherche au CNRS. Le diagnostic de la commission était clair : «la crise confère une urgence accrue à la réforme des instruments de mesure». «Il est probable que même la stagnation actuelle du PIB ne rende pas compte d’une perte de bien-être liée à l’incertitude et à la précarité qu’elle entraîne», craint François Bourguignon. En attendant, les chiffres de la croissance sont scrutés comme seuls signes annonciateurs d’une éventuelle sortie de crise.

Si le PIB reste l’instrument de mesure de l’activité économique par excellence, les choses évoluent. Petit à petit. En juin dernier, la conférence des Nations unies sur le développement durable, dite Rio+20, est ainsi revenue, dans sa déclaration finale, sur l’importance de produire d’autres indicateurs et de fournir des données autour du PIB.

Jeremy Rifkin
Jeremy Rifkin : "Une nouvelle conscience pour un monde en crise".

Dans son livre La Troisième Révolution industrielle : comment le pouvoir latéral va transformer l'énergie, l'économie et le monde, Jeremy Rifkin explique que celle-ci est basée sur la fusion de la technologie d'Internet et des énergies renouvelables. Cette nouvelle révolution industrielle, indispensable du fait de la fin programmée des énergies fossiles, repose par exemple sur la conversion de millions de bâtiments afin qu'ils produisent eux-mêmes leur énergie, la stockent et la distribuent.

l'Américain plaide pour une sortie de l'économie carbonée et nucléarisée en déconcentrant la production d'électricité, en transformant chaque bâtiment en microcentrale solaire et en créant des réseaux intelligents de distribution. Coût de la prestation : 25 000 euros !