Les ROMS

Samedi 8 novembre 2014, 14H45
CAFÉ SOCIÉTÉ, 
médiathèque Arthur Rimbaud, Antony

THÈME: ROMS, TSIGANES, GITANS en EUROPE – POURQUOI TANT DE PRÉJUGÉS? A QUOI SERVENT LES CLICHÉS ?
Bienvenus à cette rencontre-débat sur un sujet plutôt tabouisé : « les Roms, Tsiganes, Gitans en Europe….. » Rien que la première partie du titre  laisse entendre  la diversification de ces populations ou « gens du voyage » qu’on classe injustement sous le terme « Roms ». La deuxième question posée par le titre « A quoi servent les clichés ? » sous-entend une instrumentalisation politique possible des stéréotypes appliqués à ces gens le plus souvent « indésirables » Notre invité Martin OLIVERA,  homme de terrain autant qu’ intellectuel, nous expliquera que les « savants » ne sont pas pour rien dans la fabrication de ces clichés.

Martin OLIVERA, est ethnologue, membre de l'Observatoire européen Urba-rom, formateur en Seine-Saint-Denis auprès de l'association Rues et Cités, auteur de « Roms en (bidon)villes ».
Deux de ses publications témoignent de son expérience d’ici et d’ailleurs :
- Son enquête sur les tsiganes en Transylvanie a donné lieu à une thèse de doctorat qui a recueilli les félicitations du jury: « Romanès ou l’intégration traditionnelle des Gabori de Transylvanie », éditions Petra, 2012. 
- Dans « Roms en (bidon)villes » il propose un état des lieux de la « question Rom » en milieu urbain. Ce texte est  issu d'une conférence-débat de l'association Emmaüs et de l’école Normale Supérieure du 11 mai 2011, publié aux Editions rue d’Ulm, Collection La Rue ? Parlons-en ! Les conférences-débats de l’association EMMAÜS et de NORMALE SUP’ (6E)

Le « problème Rom » appelle automatiquement des clichés dont il est difficile de se départir : Ils ne veulent pas travailler… Ils préfèrent faire la manche…. Ils ne veulent pas envoyer leurs enfants à l’école… Ils profitent des aides publiques, etc. Nous essaierons d’éclairer ces questions – et d’autres comme la persécution et l’internement aux camps des tsiganes sous le régime Vichy. Martin OLIVERA sait de quoi il parle vue son expérience au quotidien avec ces populations marginalisées et rejetées non seulement en Europe mais aussi le plus souvent “chez eux”, dans leur pays de naissance. Il associe une expérience de terrain du quotidien des Roms en villes (insalubrité, déni de droits sociaux...) à une connaissance des modes de vie et de vivre-ensemble de certaines communautés Roms dans leur pays d'origine.