La radicalisation

Jeudi 12 avril 2018, 17H45
 
PROJECTION-DÉBAT
Centre d’Animation Place des Fêtes, 2, rue des Lilas, Paris 19e, métro : Place des Fêtes
 
THÈME : POURQUOI CHOISIR LE CIEL ? 
COMMENT ÉVITER LA RADICALISATION ?
 
DÉBAT avec le sociologue Vincent de GAULEJAC, co-auteur avec Isabelle Seret du livre paru en mars 2018 : « Mon enfant se radicalise. Des familles de djihadistes et des jeunes témoignent » 0dile Jacob.
 
TÉMOIN : Véronique ROY, une mère dont le fils est devenu djihadiste et est mort en Syrie.
Elle est l’auteure de « Quentin, qu’ont-ils fait de toi ? » R.Laffont, 2016
 
Vincent de Gaulejac est sociologue, Président du Réseau international de sociologie clinique (RISC), il est l’auteur d’une vingtaine de livres, notamment Les Sources de la honte et La Lutte des places.  
 
PROJECTION : TÉMOIGNAGES de jeunes radicalisés et de leurs familles 
THÉMATIQUE DU DÉBAT
 
LES RÉCITS DE VIE ET TÉMOIGNAGES font surgir des questions :
 
Pourquoi ce « furieux désir de sacrifice » ? Pourquoi tant de jeunes se laissent-ils séduire par la promesse du paradis ? Pourquoi veulent-ils mourir en martyrs-héros ? Que faire de ceux qui se sont radicalisés ? Comment empêcher d'autres jeunes de basculer dans la radicalisation ? 
L’enquête de Vincent de Gaulejac et Isabelle Seret défend une conviction : toute démarche de prévention doit associer les jeunes et les familles qui ont été confrontés à la radicalisation pour dissuader ceux qui souhaitent emprunter ce chemin. Les témoignages de Mansour, de Marie, d'Eric, de Tia et d'autres permettent de comprendre leurs parcours, leurs motivations, leurs revirements et pourquoi la guerre contre les mécréants séduit des jeunes en quête de sens, de place, d'aventure. Les auteurs ont associé les mères et les repentis à leur programme de prévention développé en Belgique et bientôt en France .
 
L’enquête de Vincent de Gaulejac et d’Isabelle Seret a ceci de remarquable c’est qu’elle fait des enquêtés des acteurs qui reviennent sur leurs parcours et sur les problèmes à l’origine de leur radicalisation en les thématisant dans une capsule vidéo de quelques minutes. C’est un travail non seulement valorisant et créatif, mais aussi utile pour clarifier leurs propres contradictions. Il s’agit toujours de problèmes multifactoriels, souvent issus de l’histoire familiale tabouisée, du mépris par les autres, de l’échec scolaire et professionnel. L’objectif de ce travail est de retourner les pulsions mortifères – la revanche, le suicide et le massacre des mécréants -  en idéal positif de se sentir utile aux autres en les dissuadant de poursuivre la voie qui mène à la tuerie.